Et la bonne gouvernance ?
L’incohérence et la concurrence entre les divers niveaux de pouvoir engendrent une grande inefficacité et une faible lisibilité pour le citoyen.
Quelle que soit la qualité des responsables politiques, si les structures et la gouvernance n’y sont pas, les résultats ne suivront pas.
Comme l’ont constaté les Etats Généraux de Bruxelles,
« Aujourd’hui la gestion de la Région de Bruxelles-Capitale se caractérise par un manque de cohérence entre les sept différents niveaux de pouvoir chargés de la gestion de la ville, par une faible autonomie par rapport au fédéral et aux autres entités fédérées et par une concurrence avec les pouvoirs communaux de la Région. Ces trois particularités donnent lieu à une grande inefficacité et une faible lisibilité pour le citoyen. »
Parmi les mesures à prendre, notons la dépolitisation des nominations dans l’administration, ainsi qu’une revalorisation de celle-ci, allant de pair avec une réduction progressive des tailles des cabinets ministériels (environ 150 membres pour le cabinet du Ministre Président de la Région bruxelloise, mais … 12 pour le Président de la Commission européenne).
En ce qui concerne le Parlement bruxellois, Pro Bruxsel a émis les propositions suivantes, signées par Philippe Delstanche, son président :
« On peut s’interroger sur le nombre très élevé de parlementaires bruxellois. En effet, c’est bien davantage que dans les deux autres Régions et que dans la plupart des Régions européennes. Il ne semble pas que cette abondance soit garante de la qualité des débats.
On observe également la situation parfois schizophrénique que vivent les nombreux bourgmestres et échevins qui cumulent un mandat de parlementaire régional. En effet, souvent animés par la défense des intérêts particuliers de leurs communes, ils sont tentés de négliger l’intérêt général de la Région.
Pro Bruxsel propose que les intérêts communaux soient plutôt représentés à la Région bruxelloise par des élus issus de l’Association des Villes et des Communes de la Région.
En outre, Pro Bruxsel plaide avec force pour que chaque parlementaire bruxellois soit, au minimum bilingue passif, de sorte que chacun puisse parler dans sa propre langue en étant sûr d’être compris.
Enfin, ne serait-ce pas une preuve de bonne gouvernance de réduire le nombre de députés bruxellois à 50 au lieu des 89 d’aujourd’hui. En garantissant bien évidemment une proportion équilibrée de néerlandophones, soit 20%.
Non seulement ces réformes permettraient des économies non négligeables, mais, en outre, la qualité et la sérénité des débats s’en trouveraient rehaussées tant en Commissions qu’en Séances plénières. »
En votant Pro Bruxsel, ou AM22, nous ferons un premier pas dans la bonne direction : exprimer notre volonté de donner à Bruxelles des institutions simplifiées, cohérentes, lisibles, moins coûteuses et plus efficaces. C’est un des ’objectifs de cette campagne.
