Pour une région responsable de son enseignement
Les décisions relatives à une matière aussi cruciale pour Bruxelles que son enseignement se prennent dans le gouvernement de la Flandre et dans le gouvernement de la Communauté française, contrôlés respectivement par le parlement flamand et par le parlement de la Communauté française. Comment espérer que ces deux instances, qui ont chacune leur agenda propre (et pas nécessairement angélique par rapport à Bruxelles), élaborent en concertation une solution harmonieuse et bien adaptée à Bruxelles ?
La situation de l’enseignement est particulièrement préoccupante à Bruxelles, où plus du quart des jeunes (28%) de 20 à 24 ans n’ont pas terminé l’enseignement secondaire (Wallonie : 21% ; Flandre : 13%).
Le défi à relever est donc considérable. Il est urgent : si rien ne change, ce sont chaque année 4000 jeunes Bruxellois de plus qui entreront à l’école pour la quitter après 12 ans sans diplôme du secondaire supérieur et sans emploi.
Sur la base de ces constats, les Etats Généraux de Bruxelles viennent de conclure :
« Il est clair que l’organisation actuelle de l’enseignement bruxellois s’avère incapable de relever les défis, tant au niveau quantitatif et qualitatif, qu’au niveau de son organisation ou des modèles pédagogiques. Au-delà du contexte institutionnel, la Région doit prendre la responsabilité d’exiger un enseignement de qualité au bénéfice de tous ses jeunes. À cet effet, elle doit mobiliser les Communautés, réseaux et pouvoirs organisateurs dans le cadre d’un plan global cohérent et ambitieux, bien adapté à la réalité bruxelloise du XXIème siècle, particulièrement pour l’apprentissage des langues. »
Malheureusement, les principaux partis présents à Bruxelles, qui sont tous communautarisés, veulent que les Communautés gardent la responsabilité de l’enseignement, plutôt que de confier celle-ci aux Régions.
En votant Pro Bruxsel, ou AM22, nous ferons un premier pas dans la bonne direction : exprimer notre volonté de rendre au parlement et au gouvernement bruxellois la responsabilité de l’enseignement obligatoire. Pour que plus un de nos enfants ne soit privé d’avenir. C’est un des objectifs de cette campagne.
En lire davantage.